HISTOIRES DU SON #2 AU CINÉMA BELLEVAUX

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HISTOIRES DU SON #2: FILMS SANS L’IMAGE
UNE PRÉSENTATION/PROJECTION DE GILLES AUBRY
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SAMEDI 2 MAI / ENTRÉE LIBRE / 19:30

En présence de Gilles Aubry et Thibault Walter

Voici le second épisode du cycle «Histoires du son» au Cinéma Bellevaux. Gilles Aubry présentera son «film sans l’image» «Notes via a soundscape of Bollywood», suivi de «Appunti per un film sull’India», un essai cinématographique de Pier Paolo Pasolini de 1968 réalisé en Inde, auquel il fait référence dans son propre film. La projection sera suivie d’une discussion, modérée par Thibault Walter, artiste sonore et chercheur en sciences de l’auralité.

La pratique de Gilles Aubry est basée sur une approche auditive du réel, alimentée par des recherches sur les spécificités culturelles liées à l’écoute et à la production de documents sonores. Combinant field recordings, archives sonores, interviews et matériaux musicaux, il crée des performances, installations, films et compositions. Nourri de recherches sur les aspects culturels, matériels et historiques des pratiques de production sonores, son travail traite des politiques de l’audible. www.earpolitics.net

NOTES VIA A SOUNDSCAPE OF BOLLYWOOD
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Gilles Aubry, 2013, Suisse,
film sans l’image, version originale hindi/anglais/italien
sous-titrée anglais, 33’, 16/16 ans

«Notes via a soundscape of Bollywood» est un film réalisé suite à un séjour de recherche artistique menée à Mumbai au début 2013 dans les coulisses de l’industrie cinématographique de Bollywood. L’oeuvre se présente comme une bande-son accompagnée de textes animés et projetés, un format qu’il qualifie de «film sans l’image» dont il présentera les enjeux en comparaison avec les représentations audiovisuelles classiques.

APPUNTI PER UN FILM SULL’INDIA
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Pier Paolo Pasolini, Italie, 1968, vidéo, n&b, version originale italienne sous-titrée français, 33′, 16/16 ans

Une légende hindoue raconte comment un maharadjah donne son corps aux tigres pour calmer leur faim. Souhaitant adapter cette histoire dans le contexte de l’Inde moderne, Pasolini y part faire des recherches, caméra à la main, pour vérifier si cette idée de film est réalisable.

NOUVEAUTÉS
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LE GARÇON ET LE MONDE
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Alê Abreu, 2014, Brésil, DCP, couleur,
sans dialogues, 85’, 0/8 ans

SORTIE LE 15 AVRIL

AVRIL AU CINÉMA BELLEVAUX

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VINCENT DIEUTRE: LEÇONS DE TÉNÈBRES
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SAMEDI 11.04 / 18:30

En présence de Luciano Barisone et Philippe Clivaz,
Directeur et Secrétaire général de Visions du Réel

La 46ème édition de Visions du Réel, Festival international de cinéma Nyon, se déroulera du 17 au 25 avril. Chaque année, sa programmation favorise la rencontre et le dialogue entre toutes les formes du cinéma du réel (expérimental, essais, journaux intimes, films de famille, grands reportages, enquêtes historiques, récits épiques ou fragmentaires). Afin de célébrer l’ouverture de sa prochaine édition qui s’annonce haute en couleur, le Cinéma Bellevaux a le grand plaisir d’accueillir Visions du Réel le samedi 11 avril à travers le film «Leçons de ténèbres» du réalisateur français Vincent Dieutre, qui sera également présenté dans une section non compétitive du festival.

5×2 billets pour le festival Visions du Réel sont offerts aux membres de l’Association BelEcran
en écrivant à: info@cinemabellevaux.ch

www.visionsdureel.ch

FESTIVAL DU FILM VERT AU CINÉMA BELLEVAUX

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FESTIVAL DU FILM VERT
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SA 14.03

Le Festival du Film Vert a pour but de faire découvrir des films sur le thème de l’environnement, du développement durable ou des relations Nord-Sud. Sa dixième édition se tient dans près de 30 villes de Suisse romande, de France ainsi qu’en Suisse alémanique durant tout le mois de mars 2015. Le Cinéma Bellevaux a le plaisir d’accueillir le Festival du Film Vert samedi 14 mars avec trois longs métrages.

Tarifs standards appliqués / Possibilité d’abonnement à prix unique de 30.- pour 3 films
www.festivaldufilmvert.ch

LE PROMENEUR D’OISEAU
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SA 14.03 / 14:30

Philippe Muyl, 2014, Chine/France, HD, couleur, VF, 100’, 6/8 ans

Afin de tenir la promesse faite à sa femme, Zhigen, un vieux paysan chinois, décide de retourner dans son village natal pour y libérer son oiseau, unique compagnon de ses vieilles années. Il fera le voyage de Pékin à Yangshuo avec Renxing, sa petite-fille, jeune citadine gâtée, contrainte de partir avec lui. Ces deux êtres que tout sépare vont se dévoiler l’un à l’autre, partager des souvenirs et des aventures. La petite fille va découvrir de nouvelles valeurs, et particulièrement celles du cœur.

EL IMPENETRABLE
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SA 14.03 / 16:45

Daniele Incalcaterra/Fausta Quattrini, 2012, France/Argentine, HD, couleur,
VOSTFR, 92’, 12/14 ans

À la mort de son père, Daniele Incalcaterra a hérité de 5’000 hectares de terres dans l’un des derniers espaces du monde à conquérir: le Chaco paraguayen. Il a pris la décision de restituer ses terres aux Indiens qui vivent depuis toujours sur ce territoire. Ses voisins – compagnies pétrolières, cultivateurs de soja transgénique et éleveurs de bétail – qui défrichent la forêt, ne semblent pas très favorables à cette idée.

HOLY FIELD HOLY WAR
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SA 14.03 / 19:00

Lech Kowalski, 2014, France/Pologne, HD, couleur, VOSTFR, 105’, 16/16 ans

Partout dans le monde, les petits agriculteurs sont menacés. Leur lutte pour survivre se fait loin des caméras et des médias. En Pologne, un pays où plus de 60% de la surface est occupée par l’agriculture, de nouveaux acteurs sont en compétition pour s’accaparer les terres.

HOMMAGE À ROBERT ASHLEY AU CINÉMA BELLEVAUX

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NOUVEAUTÉS AU CINÉMA BELLEVAUX

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WHIPLASH
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Damien Chazelle, 2014, États-Unis, DCP, couleur,
VOSTFR, 107’, 12/14 ans​

Rares sont les films qui s’ancrent dans un contexte si spécifique, sans jamais s’en extraire, et qui savent cependant prendre le contrepied de codes propres à limiter le récit à sa seule dimension initiatique. Loin de faire l’éloge de la virtuosité, «Whiplash» ne s’adresse donc pas spécifiquement aux mélomanes, aux amateurs de jazz, voire aux batteurs ou à ceux qui y chercheront une vraisemblance absolue, mais il sait enjamber les partis pris avec intelligence pour s’élever au rang d’expérience sadomasochiste vive et jouissive, perlée de rage et de sueur.

«Il existe beaucoup de films qui traitent du plaisir en musique, mais en tant que jeune batteur dans un orchestre de jazz, l’émotion que j’ai le plus souvent ressentie était toute autre: la peur. […] Avec «Whiplash», je voulais faire un film sur la musique qui se vive comme un film de guerre ou de gangster; où les instruments remplaceraient les armes; où les mots seraient aussi violents que des coups de feu, et où l’action se déroulerait non pas sur un champ de bataille, mais dans un local de répétition ou une salle concert.» (Damien Chazelle, réalisateur)

FÉVRIER AU CINÉMA BELLEVAUX

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ATLAS
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PREMIÈRE SUISSE

VE 06.02 / 19:30

Antoine d’Agata, 2013, France, DCP, couleur, VOSTFR, 75’, 18/18

2×2 billets à gagner en écrivant à: info

«Atlas» est le récit d’un voyage, ou plus précisément celui d’une infinité de parcours anonymes, de portraits de femmes calfeutrées et offertes, emmurées dans les bas-fonds du globe. Ce sont les hôtesses de ce monde opaque où s’abandonnent les corps, qui de cicatrices en confidences livrent ici leur âme, dans une poésie où chaque mot martèle, car à la fois fragile et démesurément juste. Photographe, Antoine d’Agata ne se pose pas en observateur, étranger à la misère dont il serait chargé de rendre compte, il est lui-même partie prenante et intégrante de ce qu’il choisit de nous faire voir, sans prétendre se montrer objectif, mais nous offrant pour un temps son regard en autant de tableaux à la beauté cruelle et universelle.

JANVIER AU CINÉMA BELLEVAUX

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Une fois n’est pas coutume, ce début d’année sera l’occasion d’un coup de rétroviseur sur celle qui l’a fraichement précédée, et de projecteur sur des films parfois trop furtivement passés sur les écrans romands, avec quelques exceptions pour accompagner la règle, dont une «première suisse» signée Lars von Trier.
NYMPH()MANIAC: DIRECTOR’S CUT
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PREMIÈRE SUISSE

SA 10.01 / 18:30

2×2 billets à gagner en écrivant à: info@cinemabellevaux.ch

Lars von Trier, 2014, Danemark, HD, couleur, VOSTFR, 325’, 18/18

En 2014 sortait, scindé en deux parties et tronqué notamment de ses scènes les plus explicites, le déroutant dernier opus charnel du maître danois, dans un fracas orchestré attisant les controverses de tous bords. C’est ici l’occasion de donner droit de cité au travail originel de Lars von Trier dans sa version intégrale, affranchie des contraintes formelles liées à sa distribution en salles à grande échelle. En guise de mise en bouche, le commentaire de Charlotte Gainsbourg recueilli à l’issue de la vision de ce «Director’s Cut»: «Je suis contente que cette version existe, c’est celle voulue par Lars. Elle correspond au film que j’ai tourné, même si elle va sans doute choquer des gens car il y a des scènes vraiment hard. J’ai vraiment été frustrée par la version en deux parties sortie en salles car elle retirait beaucoup au personnage. Il y a un aspect très noir et autodestructeur de Joe qui avait disparu, surtout dans la deuxième partie. Je suis très fière du résultat.»

FILMS À L’AFFICHE
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07-18 JANVIER
Plus d’informations
LA DANSE DE LA RÉALITÉ
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ME 07.01 / 19:30
DI 11.01 / 18:30
ME 14.01 / 19:30
DI 18.01 / 18:30

Alejandro Jodorowsky, 2013, France, HD, couleur, VOSTFR, 130’, 16/16

De retour dans le village de son enfance qu’il a quitté 70 ans plus tôt, Alejandro Jodorowsky y reconstitue une version romancée de son enfance, une rencontre par-delà le temps en dialogue avec les démons d’alors. Il y ressuscite ceux qui furent les siens, dans un Chili écrasé par la dictature, en donnant corps aujourd’hui à ce qui n’était alors que fantasme: «Mon père était un communiste hâté qui nourrissait une fascination pour Staline. Il avait d’ailleurs en tête l’idée d’aller tuer le dictateur Carlos Ibáñez. Quant à ma mère, humiliée, elle a toujours eu le rêve de devenir chanteuse d’opéra. Ils ont fini par se détester. Le film a été l’occasion de les remettre à leur place. Je réalise leur rêve et j’en profite à mon tour pour réaliser le mien en réunissant mes parents dans une famille que j’ai voulu unie». Après le magistral «La Montagne sacrée» et absent des écrans depuis 23 ans, Jodorowsky marque un retour magique dans cet essai autobiographique surréaliste où l’imaginaire illumine la tragédie.

THE ZERO THEOREM
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JE 08.01 / 19:30
SA 10.01 / 16:15
JE 15.01 / 19:30
SA 17.01 / 16:15

Terry Gilliam, 2013, États-Unis, HD, couleur, VOSTFR, 107’, 12/14​

La «peur de «rien», plus que toute chose», trône à l’apogée des multiples phobies dont souffre Leth Qohen, multiple lui-même parmi d’autres, noyés dans une masse voguant à l’aveugle sur l’arrête du précipice qui borde le chaos. Après «L’Armée des douze singes» ou encore «Brazil», l’immense Terry Gilliam dessine ici un univers en miroir avec son non-sense, dévoilé peu à peu à travers la quête de l’un de ceux qui tenteront d’évoluer hors de la brèche d’un futur considéré sans avenir. Là où les limites de la raison chercheront à tirer profit du néant, les gestes se répètent indéniablement et questionnent le grotesque par la récurrence, dans une imagerie féerique où la technologie aggravée glisse vers le comique absurde, bordés du joyeux bordel cher à l’auteur.

UNDER THE SKIN
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VE 09.01 / 19:30
DI 11.01 / 16:15
VE 16.01 / 19:30
DI 18.01 / 16:15

Jonathan Glazer, 2013, Royaume-Uni, HD, couleur, VOSTFR, 108’, 16/16

Autour de ce qui se cache – de l’équipe même du film, qui usera souvent de caméras dissimulées afin de capturer sur le vif les réactions de passants devenus acteurs de circonstance, à la nature du personnage interprété par Scarlett Johansson, qui sous une enveloppe de chair traque celle de proies dont elle nourrit l’excitation pour s’alimenter à son tour – «Under The Skin» dépeint un monde où le visible s’engouffre dans une impasse en cascade à mesure que ses discrets visiteurs tenteront de s’y confondre. S’il est bien question de science-fiction, elle sera ici contemporaine et parcimonieuse en effets visuels propres au genre, s’il est bien question d’une actrice d’avant-scène, elle sera ici comme dans les coulisses de sa propre image, et s’il est bien question d’humanité, elle sera ici disséquée avec maîtrise jusqu’aux abysses où se laisseront calmement couler ses fidèles prétendants, et c’est là qu’ «Under The Skin» excelle, offrant tant l’oxygène que le goût de la noyade.