JANVIER AU CINÉMA BELLEVAUX

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Une fois n’est pas coutume, ce début d’année sera l’occasion d’un coup de rétroviseur sur celle qui l’a fraichement précédée, et de projecteur sur des films parfois trop furtivement passés sur les écrans romands, avec quelques exceptions pour accompagner la règle, dont une «première suisse» signée Lars von Trier.
NYMPH()MANIAC: DIRECTOR’S CUT
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PREMIÈRE SUISSE

SA 10.01 / 18:30

2×2 billets à gagner en écrivant à: info@cinemabellevaux.ch

Lars von Trier, 2014, Danemark, HD, couleur, VOSTFR, 325’, 18/18

En 2014 sortait, scindé en deux parties et tronqué notamment de ses scènes les plus explicites, le déroutant dernier opus charnel du maître danois, dans un fracas orchestré attisant les controverses de tous bords. C’est ici l’occasion de donner droit de cité au travail originel de Lars von Trier dans sa version intégrale, affranchie des contraintes formelles liées à sa distribution en salles à grande échelle. En guise de mise en bouche, le commentaire de Charlotte Gainsbourg recueilli à l’issue de la vision de ce «Director’s Cut»: «Je suis contente que cette version existe, c’est celle voulue par Lars. Elle correspond au film que j’ai tourné, même si elle va sans doute choquer des gens car il y a des scènes vraiment hard. J’ai vraiment été frustrée par la version en deux parties sortie en salles car elle retirait beaucoup au personnage. Il y a un aspect très noir et autodestructeur de Joe qui avait disparu, surtout dans la deuxième partie. Je suis très fière du résultat.»

FILMS À L’AFFICHE
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07-18 JANVIER
Plus d’informations
LA DANSE DE LA RÉALITÉ
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ME 07.01 / 19:30
DI 11.01 / 18:30
ME 14.01 / 19:30
DI 18.01 / 18:30

Alejandro Jodorowsky, 2013, France, HD, couleur, VOSTFR, 130’, 16/16

De retour dans le village de son enfance qu’il a quitté 70 ans plus tôt, Alejandro Jodorowsky y reconstitue une version romancée de son enfance, une rencontre par-delà le temps en dialogue avec les démons d’alors. Il y ressuscite ceux qui furent les siens, dans un Chili écrasé par la dictature, en donnant corps aujourd’hui à ce qui n’était alors que fantasme: «Mon père était un communiste hâté qui nourrissait une fascination pour Staline. Il avait d’ailleurs en tête l’idée d’aller tuer le dictateur Carlos Ibáñez. Quant à ma mère, humiliée, elle a toujours eu le rêve de devenir chanteuse d’opéra. Ils ont fini par se détester. Le film a été l’occasion de les remettre à leur place. Je réalise leur rêve et j’en profite à mon tour pour réaliser le mien en réunissant mes parents dans une famille que j’ai voulu unie». Après le magistral «La Montagne sacrée» et absent des écrans depuis 23 ans, Jodorowsky marque un retour magique dans cet essai autobiographique surréaliste où l’imaginaire illumine la tragédie.

THE ZERO THEOREM
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JE 08.01 / 19:30
SA 10.01 / 16:15
JE 15.01 / 19:30
SA 17.01 / 16:15

Terry Gilliam, 2013, États-Unis, HD, couleur, VOSTFR, 107’, 12/14​

La «peur de «rien», plus que toute chose», trône à l’apogée des multiples phobies dont souffre Leth Qohen, multiple lui-même parmi d’autres, noyés dans une masse voguant à l’aveugle sur l’arrête du précipice qui borde le chaos. Après «L’Armée des douze singes» ou encore «Brazil», l’immense Terry Gilliam dessine ici un univers en miroir avec son non-sense, dévoilé peu à peu à travers la quête de l’un de ceux qui tenteront d’évoluer hors de la brèche d’un futur considéré sans avenir. Là où les limites de la raison chercheront à tirer profit du néant, les gestes se répètent indéniablement et questionnent le grotesque par la récurrence, dans une imagerie féerique où la technologie aggravée glisse vers le comique absurde, bordés du joyeux bordel cher à l’auteur.

UNDER THE SKIN
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VE 09.01 / 19:30
DI 11.01 / 16:15
VE 16.01 / 19:30
DI 18.01 / 16:15

Jonathan Glazer, 2013, Royaume-Uni, HD, couleur, VOSTFR, 108’, 16/16

Autour de ce qui se cache – de l’équipe même du film, qui usera souvent de caméras dissimulées afin de capturer sur le vif les réactions de passants devenus acteurs de circonstance, à la nature du personnage interprété par Scarlett Johansson, qui sous une enveloppe de chair traque celle de proies dont elle nourrit l’excitation pour s’alimenter à son tour – «Under The Skin» dépeint un monde où le visible s’engouffre dans une impasse en cascade à mesure que ses discrets visiteurs tenteront de s’y confondre. S’il est bien question de science-fiction, elle sera ici contemporaine et parcimonieuse en effets visuels propres au genre, s’il est bien question d’une actrice d’avant-scène, elle sera ici comme dans les coulisses de sa propre image, et s’il est bien question d’humanité, elle sera ici disséquée avec maîtrise jusqu’aux abysses où se laisseront calmement couler ses fidèles prétendants, et c’est là qu’ «Under The Skin» excelle, offrant tant l’oxygène que le goût de la noyade.

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